Pourquoi ai-je mal au genou la nuit ?

11 septembre 2026

Les douleurs du genou sont fréquentes et peuvent apparaître lors de la marche, pendant le sport ou après un effort.

Mais certains patients ressentent surtout une douleur du genou la nuit, parfois suffisamment importante pour perturber le sommeil ou provoquer des réveils nocturnes.

Cette douleur peut avoir plusieurs origines. L'arthrose est une cause fréquente, mais elle est loin d'être la seule.

Pendant la journée, les douleurs du genou sont souvent liées aux contraintes exercées sur l'articulation : marche, escaliers, station debout ou activité sportive.

La nuit, le genou est pourtant au repos.

Une douleur nocturne peut notamment être liée à une inflammation de l'articulation, qui peut persister indépendamment des mouvements.

L’immobilité prolongée du genou peut également favoriser une sensation de raideur ou rendre certaines douleurs plus perceptibles.

Oui.

La gonarthrose correspond à une usure progressive du cartilage du genou.

Au début, la douleur apparaît surtout lors des activités :

  • marche prolongée ;
  • escaliers ;
  • randonnée ;
  • sport ;
  • passage de la position assise à debout.

Lorsque l'arthrose devient plus importante ou lors d'une poussée inflammatoire, les douleurs peuvent également apparaître au repos et pendant la nuit.

Le genou peut alors être gonflé, chaud ou raide au réveil. Une douleur nocturne ne signifie cependant pas systématiquement que l'arthrose est sévère.

Pour en savoir plus sur la gonarthrose

Oui.

Une lésion méniscale peut provoquer une douleur localisée sur la partie interne ou externe du genou.

Elle peut s'accompagner :

  • d'accrochages ;
  • d'une gêne lors de la flexion ;
  • d'un gonflement ;
  • plus rarement, d'un véritable blocage.

Certaines positions pendant le sommeil peuvent réveiller cette douleur.

Les lésions méniscales sont toutefois extrêmement fréquentes, notamment après 40 ou 50 ans. Leur présence sur une IRM ne signifie donc pas nécessairement qu'elles sont responsables des douleurs.

L'examen clinique reste essentiel pour déterminer l'origine des symptômes.

Pour en savoir plus sur les lésions méniscales

Oui.

Un épanchement articulaire ou une inflammation de la membrane synoviale peuvent provoquer une sensation de tension et des douleurs même lorsque le genou n'est pas sollicité.

Cette inflammation peut notamment être observée lors :

  • d'une poussée d'arthrose ;
  • d'une lésion méniscale ;
  • d'un traumatisme ;
  • de certaines maladies inflammatoires.

Un genou qui devient brutalement très gonflé, rouge ou chaud nécessite un avis médical.

Oui.

Certaines tendinopathies autour du genou peuvent également être douloureuses au repos.

La localisation de la douleur permet souvent d'orienter le diagnostic :

  • douleur sous la rotule : tendon rotulien ;
  • douleur au-dessus de la rotule : tendon quadricipital ;
  • douleur sur la face interne du tibia : tendons de la patte d'oie
  • douleur sur la face externe du tibia : syndrome de l’essuie glace

Ces douleurs sont généralement plus marquées lors de l'activité physique, mais peuvent persister après l'effort.

Dormir avec le genou très fléchi peut augmenter les contraintes sur certaines structures.

À l'inverse, garder le genou complètement immobile pendant plusieurs heures peut favoriser une sensation de raideur.

Chez certaines personnes, placer un petit coussin sous ou entre les genoux améliore le confort.

Il n'existe cependant pas une position idéale valable pour tous les patients.

Une douleur nocturne isolée n'est pas nécessairement inquiétante.

Il est cependant conseillé de consulter lorsqu'elle :

  • persiste plusieurs semaines ;
  • devient progressivement plus importante ;
  • provoque régulièrement des réveils ;
  • s'accompagne d'un gonflement important ;
  • apparaît après un traumatisme ;
  • s'accompagne d'un blocage ou d'une perte de mobilité.

Une douleur importante associée à de la fièvre, un genou rouge et chaud ou une altération de l'état général nécessite une évaluation médicale rapide.

L'examen clinique constitue la première étape.

Selon l'âge, les symptômes et le contexte, des examens complémentaires peuvent être nécessaires.

La radiographie

Elle est particulièrement utile pour rechercher une arthrose et évaluer :

  • le pincement de l'interligne articulaire ;
  • l'apparition d'ostéophytes ;
  • les modifications de l'os liées à l'arthrose.

L'IRM

Elle peut être indiquée lorsqu'une lésion du ménisque, des tendons ou des ligaments est suspectée.

Une IRM n'est donc pas systématiquement nécessaire devant une douleur du genou.

Le traitement dépend avant tout de la cause.

Il peut comprendre :

  • une adaptation temporaire des activités ;
  • du froid en cas de poussée inflammatoire ;
  • une rééducation ;
  • des traitements antalgiques adaptés ;
  • parfois une infiltration.

Lorsque l'arthrose est responsable des symptômes, la prise en charge dépend de son importance et de son retentissement sur la vie quotidienne.

La chirurgie n'est envisagée qu'en cas d'arthrose évoluée responsable de douleurs importantes malgré un traitement médical bien conduit.

Pas nécessairement.

La douleur nocturne constitue un élément parmi d'autres.

La décision d'envisager une prothèse repose surtout sur l'association entre :

  • les douleurs ;
  • la limitation de la marche et des activités ;
  • l'efficacité ou l'échec des traitements médicaux ;
  • le retentissement sur la qualité de vie.
  • l'importance de l'arthrose sur les radiographies ;

L’indication chirurgicale n’est pas posée sur les examens complémentaire et l’importance de l’arthrose sur ces derniers, mais sur le retentissement que cette dernière peut avoir sur la vie quotidienne.

Pöur en savoir plus sur les prothèses de genou

À retenir

Les douleurs nocturnes du genou sont fréquentes.

L'arthrose peut provoquer des douleurs la nuit, notamment lors des poussées inflammatoires.

Une lésion méniscale, une inflammation ou certaines tendinopathies peuvent également être responsables.

Une douleur nocturne ne signifie pas automatiquement qu'une prothèse est nécessaire.

Une douleur persistante ou associée à un gonflement important mérite un examen clinique.