Pathologies de la hanche
L'articulation de la hanche, ou articulation coxofémorale, est celle offrant le plus grand secteur de mobilité du membre inférieur. Elle relie le cotyle, situé sur le bassin, à la tête du fémur. Les muscles fessiers et les pelvi-trochantériens jouent un rôle clé en stabilisant cette articulation essentielle à la marche et aux mouvements du corps.
L'arthrose de la hanche
Qu’est ce que la coxarthrose ?
La coxarthrose, ou arthrose de la hanche, se caractérise par une dégradation progressive du cartilage de l’articulation de la hanche. Cette usure peut aller jusqu’à la disparition complète du cartilage, exposant l’os de l’articulation. Lorsque cela se produit, les mouvements deviennent douloureux, car l’articulation fonctionne « os contre os », un peu comme une voiture roulant sur ses jantes, entraînant un frottement direct et très douloureux.
Diagnostic
Les deux principaux symptômes de la coxarthrose sont la douleur et la raideur.
- La douleur se manifeste généralement au niveau de l'aine ou sur le côté de la hanche, mais peut également irradier jusqu'au genou, au point que certaines personnes ressentent d'abord des douleurs au genou.
- La raideur, quant à elle, limite les mouvements de la hanche, ce qui peut devenir très invalidant, affectant la marche et les activités quotidiennes.
Le diagnostic est confirmé par une radiographie du bassin, qui montre la disparition du cartilage et des signes de réaction osseuse, tels que des excroissances (ostéophytes) ou une destruction osseuse (géodes).
Il est recommandé de consulter un chirurgien orthopédiste lorsque les symptômes de la coxarthrose (douleurs, raideurs) deviennent handicapants, affectant les activités quotidiennes ou sportives. Lors de la première consultation, l’impact de la coxarthrose sur la qualité de vie du patient sera évalué, et des informations personnalisées sur la pathologie et les options de traitement seront fournies. Si nécessaire, une intervention chirurgicale pourra être envisagée.
Le traitement chirurgical de la coxarthrose consiste à remplacer l’articulation usée par une prothèse totale de hanche (PTH). Cette opération permet généralement aux patients de marcher dès le jour de l’intervention, avec une convalescence de moins de deux mois. La plupart des patients déclarent parfois oublier qu’ils ont une prothèse tant les résultats sont satisfaisants, on parle alors de « hanche oubliée ».
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les sections dédiées à l'arthrose et à la prothèse totale de hanche (PTH).
L'ostéonécrose de la tête fémorale
Qu’est-ce que l’ostéonécrose de la tête fémorale ?
L'ostéonécrose de la tête fémorale est une pathologie caractérisée par un défaut de vascularisation de l'os, entraînant un infarctus osseux. Ce manque d'irrigation sanguine provoque la perte progressive des propriétés structurelles de la tête fémorale, qui finit par s'effondrer, de manière similaire à un morceau de sucre sur lequel un liquide serait versé. À un stade avancé, cette affection conduit au développement d’une arthrose de la hanche.
L'ostéonécrose peut également toucher les enfants, où elle est connue sous le nom de maladie de Legg-Perthès-Calvé.
Elle peut être secondaire à certains traitements (notamment les corticoïdes), à des maladies ou survenir après des barotraumatismes chez les plongeurs. Cependant, dans de nombreux cas, aucune cause spécifique n'est retrouvée.
Diagnostic
L'ostéonécrose de la tête fémorale se manifeste principalement par des douleurs, souvent présentes au repos à un stade précoce (horaire inflammatoire). À un stade plus avancé, les douleurs apparaissent également à l’effort (horaire mécanique). Contrairement à la coxarthrose, les mobilités articulaires restent préservées pendant longtemps. Le diagnostic repose sur des radiographies du bassin qui permettent d’évaluer les différents stades de la maladie :
- À un stade précoce, les radiographies peuvent ne montrer aucun signe spécifique, nécessitant parfois une IRM pour confirmer le diagnostic.
- Le premier signe visible sur les radiographies est une réaction osseuse à la limite de la zone d'ostéonécrose, marquée par une condensation osseuse.
- Ensuite, l'effondrement osseux apparaît, avec une perte de la sphéricité de la tête fémorale.
- À un stade avancé, l'arthrose de la hanche se développe.
Il est conseillé de consulter un chirurgien orthopédiste en présence de douleurs persistantes à la hanche, qui peuvent devenir invalidantes dans les activités quotidiennes ou sportives. Lors de la consultation, le diagnostic d'ostéonécrose et son impact sur la qualité de vie du patient seront évalués. Le chirurgien pourra alors proposer une prise en charge personnalisée et, si nécessaire, envisager une intervention chirurgicale.
Dans les stades précoces, un repos articulaire peut être recommandé si les douleurs sont modérées. Cependant, dans la majorité des cas, une intervention chirurgicale sera nécessaire à plus ou moins court terme.
Le traitement consiste en une arthroplastie de hanche, ou pose d'une prothèse totale de hanche. Les patients peuvent généralement marcher dès le jour de l'intervention, avec une convalescence d'environ 6 semaines. Certains patients rapportent une récupération si complète qu'ils oublient parfois qu'ils ont une prothèse, ce que l'on appelle une « hanche oubliée ».
Pour plus d'informations, consultez la section sur la prothèse totale de hanche (PTH).
La coxarthrose destructrice rapide
Qu’est ce que la coxarthrose destructrice rapide ?
La coxarthrose destructrice rapide est une forme d'arthrose de la hanche caractérisée par une douleur intense à composante inflammatoire et une évolution rapide. Son apparition est souvent brutale, avec une destruction rapide de l’articulation en quelques mois. Dans certains cas, un traumatisme peut être identifié comme facteur déclenchant, bien que cela ne soit pas systématique.
Diagnostic
Les symptômes de la coxarthrose destructrice rapide sont similaires à ceux de la coxarthrose classique, avec des douleurs et une raideur articulaires. Cependant, la douleur est généralement plus intense, avec une apparition soudaine, et comporte une composante inflammatoire marquée, provoquant des douleurs même au repos.
Le diagnostic est confirmé par une radiographie du bassin qui montre les signes classiques de l’arthrose (disparition du cartilage, réactions osseuses) en moins d’un an, témoignant de l’évolution rapide de la maladie.
Il est recommandé de consulter un chirurgien orthopédiste dès que les symptômes de coxarthrose destructrice rapide deviennent gênants dans la vie quotidienne ou lors des activités sportives. En raison de l'intensité des douleurs et de la progression rapide de la pathologie, une intervention chirurgicale est souvent rapidement envisagée pour soulager le patient.
Le traitement chirurgical de la coxarthrose destructrice rapide est identique à celui de la coxarthrose classique et consiste en la pose d’une prothèse totale de hanche (arthroplastie). La marche est souvent possible dès le jour de l’intervention, avec une convalescence de moins de deux mois. De nombreux patients rapportent, après l’opération, une telle amélioration qu'ils en viennent à oublier qu’ils ont une prothèse, ce que l’on appelle une « hanche oubliée ».
Pour en savoir plus, consultez les sections sur la coxarthrose et la prothèse totale de hanche (PTH).
La dysplasie de hanche
Qu’est ce que la dysplasie de hanche ?
La dysplasie de la hanche regroupe différentes anomalies anatomiques qui, dans les cas les plus extrêmes, peuvent entraîner une luxation congénitale de la hanche. Ces variations structurelles provoquent un excès de pression au sein de l'articulation coxofémorale, ce qui peut entraîner des douleurs et, à terme, le développement d'une arthrose de hanche. Lorsque l'arthrose découle d'une dysplasie, on parle de coxarthrose secondaire.
Diagnostic
Les patients souffrant de dysplasie de la hanche consultent généralement en raison de douleurs situées au pli de l'aine ou sur le côté de la hanche, parfois irradiant jusqu'au genou. Au début, ces douleurs apparaissent uniquement lors d’activités sportives ou après des efforts inhabituels, mais elles s'aggravent progressivement jusqu'à provoquer une arthrose précoce. Le diagnostic repose sur une radiographie du bassin et de la hanche, qui permet d'identifier un défaut ou excès de couverture de la tête fémorale par le cotyle. Des anomalies de positionnement du cotyle (trouble de version), peuvent également être mis en évidence, provoquant un effet pince. Enfin, un col du fémur trop proéminent peut être responsable d’un contact prématuré avec le cotyle, réalisant un effet came.
À un stade avancé, des signes d'arthrose peuvent également apparaître sur les radiographies.
Il est conseillé de consulter un chirurgien orthopédiste dès l’apparition de douleurs au niveau du pli inguinal ou de la face latérale de la hanche, même légères, chez un patient jeune. Ces douleurs sont souvent les premiers signes avant-coureurs de l'arthrose. À ce stade, une intervention chirurgicale préventive peut être proposée pour soulager les douleurs et prévenir l'évolution vers l'arthrose.
En cas de diagnostic précoce, une chirurgie visant à corriger les anomalies anatomiques est possible par le biais d'ostéotomies. Ces découpes osseuses permettent de réorienter l'articulation ou d'augmenter la surface articulaire, réduisant ainsi la pression et prévenant l'évolution vers la coxarthrose. Si la dysplasie est diagnostiquée à un stade plus avancé, le traitement repose sur le remplacement de l'articulation par une prothèse totale de hanche (arthroplastie). La marche est souvent possible dès le jour de l’intervention, avec une convalescence de moins de deux mois. De nombreux patients rapportent une récupération si complète qu’ils oublient parfois qu’ils ont une prothèse, ce que l’on appelle une « hanche oubliée ».
Pour en savoir plus, consultez les sections sur la coxarthrose, la prothèse totale de hanche et la luxation congénitale de la hanche.
La luxation congénitale de hanche
Qu’est ce que la luxation congénitale de hanche ?
La luxation congénitale de hanche est une anomalie de l’articulation caractérisée par un déboîtement permanent de la hanche. Grâce au dépistage systématique à la naissance, cette affection est rapidement diagnostiquée et traitée durant les premiers mois de la vie, permettant ainsi d’éviter des complications futures.
Diagnostic
Lors de l’examen clinique du nourrisson, une évaluation des hanches est effectuée pour détecter un manque de stabilité (ressaut) ou une luxation de l’articulation (piston). Si une luxation congénitale de hanche est suspectée, une échographie peut être réalisée pour confirmer le diagnostic. À l’âge adulte, l’apparition de douleurs à la hanche peut conduire à une radiographie du bassin, permettant ainsi de diagnostiquer une luxation congénitale passée inaperçue.
Lors des examens cliniques obligatoires des premières semaines de la vie, les hanches sont systématiquement testées et la luxation congénitale de hanche sera dépistée.
A l’âge adulte, la consultation auprès d’un orthopédiste est proposée lorsque les douleurs deviennent handicapantes dans les activités sportives ou de la vie quotidienne. Lors de cette première consultation, le retentissement de la luxation congénitale de hanche sur les activités du patient sera évalué par le chirurgien, et des informations personnalisées sur la pathologie et sa prise en charge pourront être données. Une indication chirurgicale sera éventuellement posée.
La prise en charge chirurgicale de la luxation congénitale de hanche consiste à remplacer l’articulation par une prothèse totale de hanche, également appelée arthroplastie. Cette chirurgie diffère de celle réalisée pour une coxarthrose classique, car il est nécessaire de corriger les anomalies anatomiques liées à la luxation tout en rétablissant une position correcte de la hanche, souvent associée à un raccourcissement de la jambe. En raison de la complexité de cette pathologie, la reprise complète de l’appui du côté opéré peut parfois être différée de 6 semaines. La convalescence dure généralement moins de 4 mois, et de nombreux patients rapportent qu’ils finissent par "oublier" qu’ils ont subi une intervention, tant la récupération est complète.
Le conflit de hanche
Qu’est-ce que le conflit de hanche ?
Le conflit de hanche, ou conflit coxofémoral, est une affection due à des anomalies anatomiques qui provoquent un contact anormal entre l’os du bassin (coxal) et celui du fémur. Ce frottement répété peut entraîner des micro-traumatismes, causant des lésions du labrum acétabulaire (les "ménisques" de la hanche) ou du cartilage, et dans certains cas, favoriser l’apparition d’une arthrose précoce appelée coxarthrose secondaire à un conflit coxofémoral.
Il existe deux principaux types de conflit de hanche :
- L’effet came : une bosse sur le col du fémur (bump) entraîne un contact prématuré entre le col fémoral et le cotyle.
- L’effet pince : une mauvaise orientation du cotyle provoque également un contact prématuré avec le col fémoral.
Diagnostic
Les patients souffrant de conflit de hanche consultent initialement devant l’apparition de douleur au niveau du pli de l’aine ou sur le côté de la hanche. Ces douleurs peuvent se projeter jusqu’au genou. Au départ, les douleurs ne sont présentes qu’à la pratique sportive, ou au décours d’une activité inhabituelle. Ces dernières se majorent progressivement jusqu’au développement de lésions irréversibles au niveau du labrum, voire d’arthrose précoce.
Les douleurs du pli inguinal ou de la face latérale de hanche chez un patient jeune, mêmes minimes, doivent amener à une consultation.
En effet, les douleurs précédent la survenue de lésions du labrum ou d’arthrose. A ce stade, une chirurgie préventive permettant à la fois de soulager les douleurs et prévenir la dégradation de l’articulation vers l’arthrose est possible.
En cas de diagnostic précoce, une chirurgie corrigeant les défauts anatomiques de la hanche est possible à l’aide d’ostéotomies, découpes osseuses permettant de réséquer la partie d’os responsable du conflit, ou de réorienter l’articulation, permettant ainsi de lever le conflit. A un stade plus tardif, le traitement de la dysplasie osseuse est celui de la coxarthrose : le remplacement de l’articulation coxofémorale ou arthroplastie totale de hanche.
Prendre rendez-vous avec le Dr Sébastien NICOULES
Pour prendre rendez-vous avec le Docteur Sébastien Nicoules, chirurgien orthopédiste, plusieurs options sont à votre disposition. Vous pouvez appeler directement le secrétariat du docteur NICOULES au 01 84 20 16 90, ou prendre rendez-vous en ligne via Doctolib. Le Docteur Nicoules propose également des téléconsultations pour les patients ne pouvant se déplacer.
Que ce soit pour une première consultation ou un suivi post-opératoire, chaque rendez-vous est planifié afin de garantir une prise en charge personnalisée et adaptée à vos besoins.